A bas les bisous

Auteur : Thomas Gornet
Illustratrice : Aurore Petit
Editeur : Le Rouergue (ZigZag)
date de parution : septembre 2012
A partir de 8 ans et 364 jours

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Kaï a exactement 8 ans et 364 jours… ce qui n’est pas rien.
C’est un garçon normal, enfin un garçon de 8 ans et 364 jours comme les autres, quoi. Sauf qu’à la veille de ses neuf ans, Kaï a pris une sacrée décision, aussi irrévocable que définitive, les bisous c’est fini, terminé.

"Je n'aime pas le mot "bisou" de toute façon. "Bi",ce n'est pas joli,"zou", c'est ridicule, et "bisou", c'est moche."

D’abord parce que Kaï les bisous il n’aime pas particulièrement ça, mais aussi parce que c’est quand même un truc de bébé et justement Kaï ne se sent plus du tout un bébé mais un grand. Un grand qui décide.
Un grand qui décide qu’il ne veut plus de bisous et qui est bien décidé à le faire savoir.

Alors évidemment, faut savoir affronter les regards interloqués des grandes personnes quand du jour au lendemain, on leur tend plutôt la main que la joue pour dire bonjour, mais surtout faut pas craquer devant sa mère qui tout à coup vous regarde avec un drôle de truc brillant dans les yeux.
Mais bon, Kaï est un petit (pardon) un GRAND de 9 ans fermement décidé à garder le cap, quoiqu’il advienne… on ne le fera pas changer d’avis.

Seulement comme le veut l’adage… y’a que les imbéciles qui ne changent pas… Kaï va apprendre, un peu à son corps défendant, que certes les bisous c’est mouillé et c’est ridicule mais qu’on a rien inventé de mieux pour consoler son nouveau meilleur pote.

Ce qui est drôlement chic avec les personnages de Thomas Gornet, c’est qu’on a exactement l’âge de ses héros. Je m’explique… en lisant A bas les bisous, on a exactement 8 ans et 364 jours (ce qui, au vu de mon âge est une sacrée gageure croyez-moi).
Bref, Thomas Gornet a ce truc de savoir parfaitement se mettre à la hauteur d’enfant, avec tendresse et affection sans condescendance (si vous voulez vieillir un tantinet vous pouvez relire L'amour me fuit ou Je n'ai plus 10 ans).
Et puis, surtout c’est drôle, enfin souvent et un peu émouvant aussi quand-même.
Joliment chouette…